Affirmez-vous grâce à vos convictions

Dans cet article j’ai l’intention de partager avec vous mon parcours dans le domaine de l’affirmation de soi. Je vous fais part des leçons que j’ai retenues qui sont bien entendu personnelles et ne reflètent que mon point de vue.

Mon expérience personnelle.

J’ai expérimenté plusieurs types de communications. Il y a quelques années j’étais désagréable, en colère et très jaloux car insatisfait des mes conditions de vie matérielles. Certaine de mes relations se sont dégradées ce qui a eu pour effet une certaine remise en question.

Si c’est comme ça je deviens gentil !

Je pensais qu’en devenant gentil, le mec sympa, j’allais m’attirer plus de faveur. Attention au piège du mec gentil ! C’est une zone bien confortable d’où il est assez difficile d’en sortir. Finalement j’ai découvert par expérience le sort réservé à ces personnes dans le monde de l’entreprise. Je ne vous fais pas de dessins. Étrangement j’ai compris qu’être gentil n’était pas la solution.

La route de « l’affirmation de soi »

Plus tard on me parle de s’affirmer, être ferme, intègre etc… Je ne savais absolument pas ce que ça voulait dire. Finalement c’est un peu comme avoir des croyances et les défendre. Avoir un point de vue, une opinion et l’exprimer. Difficile pour quelqu’un qui sort de l’école habitué à rentrer dans les rangs. Maintenant on nous demande de sortir du rang et de s’exprimer.

Difficile de sortir des rangs ?

Quelle beauté de nature que de sortir des rangs, devenir artiste, écrivain, marginal. Sortir du lot pour moi ça commence par savoir dire non. C’est simple et difficile, simple car il suffit d’être convaincu, d’être croyant, de croire en ses propres convictions. C’est également difficile parce qu’il ne faut pas avoir peur d’affronter la tempête. Si vous n’êtes pas d’accord avec vos collègues ou avec votre patron, il ne faut pas avoir peur de faire face aux critiques. S’affirmer est un moyen d’éprouver ses idées et celle d’autrui en menant un débat. La première fois que j’ai entendu parler d’affirmation de soi, je pensais que cela signifiait vouloir avoir raison à tout prix. S’affirmer c’est offrir en cadeau son point de vue, non pas dans l’intention d’écraser ou de manipuler mais bien dans l’intention de tester ses idées et celle des autres. S’affirmer c’est comme mettre à l’épreuve le gilet par balle de ses idées pour les améliorer. S’affirmer c’est aussi simplement parler de ses convictions.

Quelles sont nos convictions ?

Nos convictions sont tirées de nos expériences. Des expériences nous en avons tous. A chaque expérience nous tirons ou allons tirer des leçons. C’est l’ensemble de ces leçons qui forgent nos convictions.

Ce que j’aime avec les convictions c’est qu’elles évoluent toujours. Elles ne s’arrêtent jamais. Si je pars en vacances, si je change de métier ou si je lis un nouveau livre alors mes convictions évoluent. Je les aime pour ça, elles s’adaptent et évoluent comme la nature sait faire évoluer ses espèces animales et végétales.

Bien évidemment pour savoir faire évoluer ses convictions il faut savoir les reconnaître pour ce qu’elles sont. Nos convictions représentent une partie de nous et seulement une partie. Elles ne représentent pas notre identité à part entière. J’insiste sur ce point, elles ne représentent pas notre identité à part entière. Cela signifie qu’il ne sert à rien de chercher à avoir raison à tout prix. Sachez mettre votre ego de côté de temps en temps. Avoir des convictions c’est bien mais savoir les faire évoluer c’est mieux.

Une conviction ça évolue ?

Ma première idée reçue sur les convictions était qu’elles étaient figées à jamais. Je me rappelle, c’était pour ça que je ne voulais pas avoir de convictions comme tous ces hommes ennuyeux qui font tout pour avoir raison lors de certains débats. J’ai appris avec le temps que des convictions, que nous le voulons ou non nous en avons tous. C’est inconscient mais elles sont pourtant là. Ce sont les certitudes et les croyances qui nous aident à avancer et à faire face à nos difficultés.

Les convictions, armes et cadeaux à la fois.

Qui n’a jamais souhaité partager les leçons de ses expériences avec ses collègues ou son patron ? Ce genre de communication est particulièrement riche d’enseignement. Ce ne sont plus vraiment des convictions que l’on porte avec soi ou des armes pour se défendre. Non ce sont des véritables cadeaux que l’on partage dans l’intention d’aider et de rendre service.
C’est ce genre d’intention qui permet de dissiper la peur du jugement ou du reproche. Quelqu’un qui vient vers moi pour m’aider ou me rendre un service n’a aucun signe apparent de malaise ou d’inconfort. Il vient vers moi s’affirmer parce qu’il pense pouvoir m’aider. C’est avec ce genre d’intention que je réussi à m’affirmer sans difficulté.

Et voilà comment j’ai appris à faire preuve de compassion en étant ferme et intègre.

Et vous comment avez-vous appris à vous affirmer ?

La meilleure façon de résoudre un conflit quand on est en colère

Dans la suite de ces exercices je vous présente les outils de la CNV Communication Non Violente. Les 4 étapes du processus, l’observation, l’expression du sentiment, la recherche du besoin insatisfait et l’action permettent de réagir sereinement à une attaque ou d’exprimer son mécontentement dans le respect de l’autre. En faisant l’effort de se comprendre soi même (et oui ce n’est pas si facile) et de comprendre l’autre nous pourrons ainsi améliorer nos relations dans la vie de tous les jours. De plus si nous savons lâcher prise sur nos émotions alors maitriser un tel outil devient une bombe atomique. La CNV vous permettra d’approfondir vos relations avec vos collègues, amis, familles tout en vous reliant avec vos émotions et vos pensées.

Il y a différents ouvrages qui parlent de ce sujet comme par exemple Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication Non Violente et il existe également des formations, je vous présente d’une manière très succincte les 4 étapes du processus.

1 Observez sans évaluer.

En règle générale nous mélangeons l’observation et le jugement. Si je prends l’exemple d’un cours soporifique, un élève aura tendance à dire : « ce prof est nul » au lieu d’observer « ce prof parle lentement et à faible volume ».

2 Ecoutez votre cœur et exprimez vos sentiments.

Pourquoi est ce que l’on confond sentiment et pensée ?

On a généralement l’habitude de réfléchir avec sa tête car nous avons appris très jeune à ne pas exprimer ce que l’on ressent. Et oui en général cela était vu comme une faiblesse. C’est pourquoi il nous est si difficile d’assumer la responsabilité de nos propres sentiments. Ils sont vus comme des défauts par notre raisonnement logique.

Pour distinguer les sentiments des pensées il faut adopter une certaine syntaxe et un certain vocabulaire, par exemple l’élève pourra dire « Je sens que ça ne sert à rien d’assister à ce cours ». Mais ce n’est pas un sentiment qu’il nous donne, c’est une pensée. Si on lui demande ce qu’il éprouve il pourra dire « Je suis déçu par les compétences de ce professeur ». Nous voyons bien que la déception est un sentiment éprouvé.

3 Assumez vos besoins.

En générale lorsque l’on est tenté de juger quelqu’un, « ce prof est nul » c’est l’expression détournée d’un besoin insatisfait. « Je suis déçu car j’aimerais que ce cours soit plus intéressant ». Face à ce genre de situations on peut identifier et comprendre ses propres besoins et également identifier et comprendre les besoins des autres.

Comment identifier ses besoins ?

Il y a différentes méthodes qui permettent d’apprendre à identifier ses besoins, ce qui est sûr c’est que c’est un travail de fond qui prend du temps et qui se pratique comme une habitude à part entière. Par exemple lorsque je me mets en colère je me pose 5 fois la question « pourquoi ? » C’est la méthode des 5 « pourquoi » bien connu dans le milieu de management qui même utilisé à des fins personnels amène ses résultats.

La difficulté c’est d’exprimer ses propres besoins et d’apprendre à assumer la responsabilité de ses sentiments. On a trop souvent pris l’habitude d’ignorer ses propres besoins pour se concentrer sur ceux des autres afin de ne pas passer pour un égoïste.

4 Demandez ce que vous souhaitez ou agissez.

La première difficulté c’est de savoir ce qu’on veut et la deuxième c’est de formuler sa demande sans que ça ai l’air d’une exigence. Imaginons le discours de l’élève vers son prof : « Bonjour, sans vouloir paraître exigeant  pensez vous qu’il soit possible d’utiliser des métaphores pour illustrer vos concepts afin de les rendre plus attrayants et nous permettre de nous intéresser un peu plus à votre cours ? ».

Vous savez bien que l’on est loin d’entendre ce genre de discours partout mais ces techniques nous permettent d’être à l’écoute aussi bien de nos besoins que de ceux des autres. Je tiens à précisez que dans le livre, l’auteur indique qu’il a lui aussi du mal à suivre régulièrement le processus de CNV mais le mettre en pratique apporte des bienfaits considérables.

Et vous vous connaissez d’autres méthodes qui permettent d’améliorer sa communication ?


3 notions à s’approprier absolument pour être heureux!

J’ai commis une erreur il y a quelques années. Je pensais que le bonheur était un but que j’allais atteindre uniquement si j’arrivais à réunir certaines conditions de vie (logement, salaire, autonomie etc…). Seulement une fois mon but atteint j’ai découvert que rien n’avais changé pour moi dans ma vie. J’étais resté la même personne.

Après m’être avoué être incompétent dans ce domaine j’ai cherché à savoir si quelque part des gens en savaient plus que moi sur le sujet et pourraient me l’enseigner.

Dans toutes mes recherches je ne retiendrais que 2 livres. L’Art du bonheur : Sagesse et sérénité au quotidien qui m’a déconditionné et reconditionné sur ma perception du bonheur puis Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication Non Violente qui m’a donné des outils pratiques pour améliorer ma relation aux autres.

Le bonheur, objectif ou état ?

Le bonheur n’est pas un objectif mais un état d’esprit à cultiver. On peut voir le bonheur comme un sport qu’il faut pratiquer non pas 2H par jour mais dans les situations difficiles ou l’on en a le plus besoin (en colère, énervé, triste ou déprimé). Dans l’art du bonheur du Dalaï Lama on nous apprend à identifier et cultiver les états d’esprits qui mènent au bonheur. Voici les 3 ingrédients que j’ai retenus : la tolérance, la compassion et le lâcher prise.

1 Réapprendre la tolérance.

Pensez au premier homme qui a affirmé que la terre était ronde. Bien sûr aujourd’hui la majorité des personnes sont d’accord sur ce point. Mais essayez de vous mettre à la place de toutes les autres personnes qui avaient cette croyance inébranlable que la terre était plate.

Aujourd’hui encore certaines personnes ont des croyances inébranlables sur certains sujets comme l’homosexualité ou d’autres débats d’actualités. Imaginez maintenant 2 personnes qui prennent la tour Eiffel en photo avec un angle de vue différent. Imaginez maintenant que ces 2 personnes se disputent car elles pensent chacune avoir la photo la plus fidèle du monument. Comme moi vous savez que c’est ridicule. Pourtant lors de certains conflits relationnels (et j’en ai eu) nous sommes un peu comme ces deux photographes à défendre aveuglement nos points de vue. En pensant aveuglément que si l’on a tort alors son identité propre est remise en question. Bien sûr qu’on a le droit de défendre ses idées, je parle ici uniquement des cas extrêmes.

Est-ce que cela signifie que je ne dois pas me battre pour un idéal ?

Nous avons le droit de nous battre pour défendre nos idées. Nous pouvons également nous battre en pleine conscience du point de vue de l’autre et mener un combat pacifique empreint de compréhension. A partir du moment où l’on sait identifier l’angle de vue qu’une personne a sur notre sujet alors on est à même d’identifier les points communs entre nos différentes photos pour les éclairer à la lumière de la tolérance.

2 Faire preuve de compassion.

Je me rappelle au début je suis tombé dans le piège qui consiste à penser que la compassion signifie être gentil. Je m’étais totalement planté, en fait faire preuve de compassion signifie « se mettre à la place de l’autre dans l’intention de l’aider ». Pour pouvoir faire preuve de compassion envers autrui et plus précisément envers les gens que l’on n’aime pas (ou du moins pas encore) il faut pouvoir considérer son prochain comme son égal. L’accepter de la même façon que soi-même sans jugements ni critiques. En fait il faut être tolérant.

Par exemple si quelqu’un m’insulte je ne vais bien sûr pas réagir à cette insulte de manière automatique car je sais ‘lacher prise’ mais je vais me mettre à sa place pour comprendre sa réaction et lui indiquer que m’insulter ne sert pas ses intérêts. Moi aussi en lisant cela j’ai eu l’impression d’avoir à faire au monde des bisounours, nous verrons par la suite comment cela se traduit concrètement.

Est-ce que je dois me transformer en paillasson ?

Non bien sûr, avant de faire preuve de tolérance et de compassion envers quelqu’un d’autre il faut savoir en faire en preuve envers soi-même lorsque l’on commence à se mettre en colère. Après expérience je dirais que cette technique fonctionne si on peut ressentir la colère de l’autre personne sans lui accorder son attention, si on est capable d’apporter de la bienveillance à cette colère et de la transformer alors oui cette technique est valable, si on n’arrive déjà pas à ‘lâcher prise’ sur ses propres émotions il ne sert à rien de s’efforcer de se mettre à la place des autres. Je rappelle que nous ne sommes pas responsables des sentiments d’autrui. Si on prend l’exemple du sport, nous allons ressentir la difficulté qu’une personne a pour réaliser un exercice puis nous allons l’aider avec le recul et l’expérience que l’on a de cet exercice, en aucun cas on ne fait l’exercice à sa place.

Commencez par mettre tous les êtres humains sur le même pied (et plus particulièrement les personnes que l’on n’aime pas). Arrêtez de succomber à la tentation de juger et critiquer. Partez du principe que chaque être humain partage le même objectif d’être heureux dans sa vie. Trouvez les points communs qui permettent d’éclairer la différence de vos points de vue.

Lorsque vous aurez rempli ces conditions alors là vous pourrez faire preuve de compassion. Vous adresserez vos critiques et vos remarques non plus dans le seul but de juger mais dans le but d’aider les autres et par la même occasion de vous aider vous-même en ayant le courage de vous battre pour vos idées.

3 Finalement lâchez prise.

Cet exercice vous permet de vous détacher de vos émotions et de vos pensées lorsque ce n’est pas utile. Il y a un temps pour l’action et un temps pour mettre de coté les bagages inutiles qui nous encombrent et nous empêchent d’avancer. Vous aurez plus de détail dans cet article ….

Souhaitez-vous connaître une méthode d’application pratique de cette théorie ?

Alors d’après vous quels sont les ingrédients qui manquent à cette liste ?