La meilleure façon de résoudre un conflit quand on est en colère

Dans la suite de ces exercices je vous présente les outils de la CNV Communication Non Violente. Les 4 étapes du processus, l’observation, l’expression du sentiment, la recherche du besoin insatisfait et l’action permettent de réagir sereinement à une attaque ou d’exprimer son mécontentement dans le respect de l’autre. En faisant l’effort de se comprendre soi même (et oui ce n’est pas si facile) et de comprendre l’autre nous pourrons ainsi améliorer nos relations dans la vie de tous les jours. De plus si nous savons lâcher prise sur nos émotions alors maitriser un tel outil devient une bombe atomique. La CNV vous permettra d’approfondir vos relations avec vos collègues, amis, familles tout en vous reliant avec vos émotions et vos pensées.

Il y a différents ouvrages qui parlent de ce sujet comme par exemple Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication Non Violente et il existe également des formations, je vous présente d’une manière très succincte les 4 étapes du processus.

1 Observez sans évaluer.

En règle générale nous mélangeons l’observation et le jugement. Si je prends l’exemple d’un cours soporifique, un élève aura tendance à dire : « ce prof est nul » au lieu d’observer « ce prof parle lentement et à faible volume ».

2 Ecoutez votre cœur et exprimez vos sentiments.

Pourquoi est ce que l’on confond sentiment et pensée ?

On a généralement l’habitude de réfléchir avec sa tête car nous avons appris très jeune à ne pas exprimer ce que l’on ressent. Et oui en général cela était vu comme une faiblesse. C’est pourquoi il nous est si difficile d’assumer la responsabilité de nos propres sentiments. Ils sont vus comme des défauts par notre raisonnement logique.

Pour distinguer les sentiments des pensées il faut adopter une certaine syntaxe et un certain vocabulaire, par exemple l’élève pourra dire « Je sens que ça ne sert à rien d’assister à ce cours ». Mais ce n’est pas un sentiment qu’il nous donne, c’est une pensée. Si on lui demande ce qu’il éprouve il pourra dire « Je suis déçu par les compétences de ce professeur ». Nous voyons bien que la déception est un sentiment éprouvé.

3 Assumez vos besoins.

En générale lorsque l’on est tenté de juger quelqu’un, « ce prof est nul » c’est l’expression détournée d’un besoin insatisfait. « Je suis déçu car j’aimerais que ce cours soit plus intéressant ». Face à ce genre de situations on peut identifier et comprendre ses propres besoins et également identifier et comprendre les besoins des autres.

Comment identifier ses besoins ?

Il y a différentes méthodes qui permettent d’apprendre à identifier ses besoins, ce qui est sûr c’est que c’est un travail de fond qui prend du temps et qui se pratique comme une habitude à part entière. Par exemple lorsque je me mets en colère je me pose 5 fois la question « pourquoi ? » C’est la méthode des 5 « pourquoi » bien connu dans le milieu de management qui même utilisé à des fins personnels amène ses résultats.

La difficulté c’est d’exprimer ses propres besoins et d’apprendre à assumer la responsabilité de ses sentiments. On a trop souvent pris l’habitude d’ignorer ses propres besoins pour se concentrer sur ceux des autres afin de ne pas passer pour un égoïste.

4 Demandez ce que vous souhaitez ou agissez.

La première difficulté c’est de savoir ce qu’on veut et la deuxième c’est de formuler sa demande sans que ça ai l’air d’une exigence. Imaginons le discours de l’élève vers son prof : « Bonjour, sans vouloir paraître exigeant  pensez vous qu’il soit possible d’utiliser des métaphores pour illustrer vos concepts afin de les rendre plus attrayants et nous permettre de nous intéresser un peu plus à votre cours ? ».

Vous savez bien que l’on est loin d’entendre ce genre de discours partout mais ces techniques nous permettent d’être à l’écoute aussi bien de nos besoins que de ceux des autres. Je tiens à précisez que dans le livre, l’auteur indique qu’il a lui aussi du mal à suivre régulièrement le processus de CNV mais le mettre en pratique apporte des bienfaits considérables.

Et vous vous connaissez d’autres méthodes qui permettent d’améliorer sa communication ?


3 actions pour se sentir en paix immédiatement

J’ai découvert quelques techniques qui permettent de garder son calme et de prendre les meilleures décisions dans les situations délicates. Dans cet article je vous fais une synthèse de ce qui marche pour moi.

Voici un résumé des 3 conseils qui m’ont beaucoup aidé.

1 Prenez conscience de vos automatismes.

En un mot c’est notre « conditionnement » qui est la source de nos réactions face à certains stimuli, ce conditionnement provient de notre environnement, notre éducation, notre famille, notre milieu social etc.… Bon je pense que vous avez compris l’idée et puis de toute façon j’ai trouvé tellement d’auteurs qui parlent de ce problème que je ne souhaite même plus en entendre parler. Ce « conditionnement » est une chose toute naturelle qu’il nous faut accepter et non critiquer. Le piège dans lequel on serait tenté de tomber est de rejeter la faute de ses échecs sur son environnement au lieu de se prendre en main.

Maintenant vous pouvez apporter un regard neuf à vos réactions passées et vous dire que si vous avez réagit de telle ou telle manière face à certains problèmes c’est tous simplement parce que vous aviez été programmé pour ça.

Comment ça je suis programmé ?

Mais non voyons nous ne sommes pas des robots, nous ne sommes pas nos pensées et nous ne sommes pas non plus nos émotions. Nous avons la capacité de choisir les comportements que nous allons adopter face à certaines situations, ces nouveaux comportements auront été déterminé à l’avance par une réflexion sur les traces que nous souhaitons laissé.

Je vous donne l’exemple de mon cas personnel.

Quand je me suis mis à conduire ma première voiture je me suis mis très vite à critiquer les automobilistes qui conduisaient autour de moi. Après réflexion j’ai constaté que le fait de critiquer les autres ne m’apaisait pas, ne m’aidait pas à me concentrer sur ma conduite et que cela ne me mettait pas de bonne humeur une fois arrivé à destination pour voir des amis, de la famille ou des collègues de travail. Maintenant, chaque fois que je suis tenté de critiquer la conduite d’un automobiliste je me rappelle très bien pourquoi je décide de me calmer. C’est ce qui me permet de garder mon sang froid, d’être plus serein, détendu et en plus ça me fait sourire.

2 Observez vos pensées et vos émotions.

Il y a plusieurs métaphores pour expliquer ce concept. Vous pouvez imaginer vos pensées comme des nuages qui traversent votre esprit ou comme des vagues insignifiantes à la surface d’un océan. Il y a d’autres techniques de méditation qui permettent d’observer son dialogue intérieur. Par exemple on peut s’assoir porter son attention sur ses tensions musculaires, sur sa respiration et puis guetter l’apparition de nouvelles pensées. Une fois que l’on s’en aperçoit on revient doucement porter son attention à sa respiration. J’utilise également une autre technique dans la vie de tous les jours. Cette technique consiste à porter son attention sur toutes les couleurs que l’on voie, les sons que l’on entend et les choses que l’on touche. Le but étant de se concentrer sur ses sens.

Le but de tous ces exercices est de nous faire prendre conscience de l’identité de chacune de nos pensées pour bien les différencier du penseur (c’est-à-dire soi-même).

Observons nos pensées sans les juger. Prenons conscience que ce ne sont que des pensées ni plus ni moins. Si vous avez du mal à comprendre ou à mettre en pratique cet exercice prenez conscience de cette difficulté sans émettre de jugement ou de critique. Acceptez le fait que vous trouviez cela difficile. Si l’exercice fonctionne vous devriez ressentir plus de paix et de tranquillité. Si ce n’est pas le cas ne soyez pas dur avec vous-même. Ne vous prenez pas trop au sérieux, essayez même de vous moquez de vous (gentiment bien sûr) le but étant de faire preuve d’un peu plus de compassion.

Le plus important n’est pas de comprendre ces exercices mais bien d’en faire l’expérience régulièrement. Avec le temps on a tendance à prendre un peu plus de hauteur face à certains évènements auxquels on attache trop d’importance.

3 Souriez aux difficultés.

Apportez un peu plus de compassion, de chaleur humaine et de bienveillance à l’exercice précédent. Je me rappelle au début j’étais très concentré et sérieux lorsque je pratiquais ces exercices ou lorsque j’en parlais à mes amis. Je me suis très vite rendu compte à quel point ce n’était pas du tout attirant, pire encore car même pour moi cela devenait ennuyant.

La technique s’est de s’imaginer porter le même regard sur ses pensées qui vous desservent qu’un grand père qui regarde ses petits enfants jouer au parc. Vous n’avez pas besoin de vous agiter avec vos pensées vous pouvez tous simplement rester là au calme à les observer. Même si vous n’êtes pas vos pensées, elles font quand même parti de vous comme une main ou un pied. Vous aimez bien vos mains et vos pieds car vous pouvez vous en servir quand vous en avez besoin alors ayez une relation identique avec vos pensées.

Finalement, ne vous faîtes pas d’illusions, vous savez tout comme moi que d’ici deux semaines vous aurez oublié ces 3 techniques, rappelez vous seulement de sourire à cet oubli. Accepter cela avec humour, détachement et ne vous prenez pas trop au sérieux.

Et vous qu’est ce que vous faîtes pour garder votre calme dans les situations délicates ?

3 notions à s’approprier absolument pour être heureux!

J’ai commis une erreur il y a quelques années. Je pensais que le bonheur était un but que j’allais atteindre uniquement si j’arrivais à réunir certaines conditions de vie (logement, salaire, autonomie etc…). Seulement une fois mon but atteint j’ai découvert que rien n’avais changé pour moi dans ma vie. J’étais resté la même personne.

Après m’être avoué être incompétent dans ce domaine j’ai cherché à savoir si quelque part des gens en savaient plus que moi sur le sujet et pourraient me l’enseigner.

Dans toutes mes recherches je ne retiendrais que 2 livres. L’Art du bonheur : Sagesse et sérénité au quotidien qui m’a déconditionné et reconditionné sur ma perception du bonheur puis Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication Non Violente qui m’a donné des outils pratiques pour améliorer ma relation aux autres.

Le bonheur, objectif ou état ?

Le bonheur n’est pas un objectif mais un état d’esprit à cultiver. On peut voir le bonheur comme un sport qu’il faut pratiquer non pas 2H par jour mais dans les situations difficiles ou l’on en a le plus besoin (en colère, énervé, triste ou déprimé). Dans l’art du bonheur du Dalaï Lama on nous apprend à identifier et cultiver les états d’esprits qui mènent au bonheur. Voici les 3 ingrédients que j’ai retenus : la tolérance, la compassion et le lâcher prise.

1 Réapprendre la tolérance.

Pensez au premier homme qui a affirmé que la terre était ronde. Bien sûr aujourd’hui la majorité des personnes sont d’accord sur ce point. Mais essayez de vous mettre à la place de toutes les autres personnes qui avaient cette croyance inébranlable que la terre était plate.

Aujourd’hui encore certaines personnes ont des croyances inébranlables sur certains sujets comme l’homosexualité ou d’autres débats d’actualités. Imaginez maintenant 2 personnes qui prennent la tour Eiffel en photo avec un angle de vue différent. Imaginez maintenant que ces 2 personnes se disputent car elles pensent chacune avoir la photo la plus fidèle du monument. Comme moi vous savez que c’est ridicule. Pourtant lors de certains conflits relationnels (et j’en ai eu) nous sommes un peu comme ces deux photographes à défendre aveuglement nos points de vue. En pensant aveuglément que si l’on a tort alors son identité propre est remise en question. Bien sûr qu’on a le droit de défendre ses idées, je parle ici uniquement des cas extrêmes.

Est-ce que cela signifie que je ne dois pas me battre pour un idéal ?

Nous avons le droit de nous battre pour défendre nos idées. Nous pouvons également nous battre en pleine conscience du point de vue de l’autre et mener un combat pacifique empreint de compréhension. A partir du moment où l’on sait identifier l’angle de vue qu’une personne a sur notre sujet alors on est à même d’identifier les points communs entre nos différentes photos pour les éclairer à la lumière de la tolérance.

2 Faire preuve de compassion.

Je me rappelle au début je suis tombé dans le piège qui consiste à penser que la compassion signifie être gentil. Je m’étais totalement planté, en fait faire preuve de compassion signifie « se mettre à la place de l’autre dans l’intention de l’aider ». Pour pouvoir faire preuve de compassion envers autrui et plus précisément envers les gens que l’on n’aime pas (ou du moins pas encore) il faut pouvoir considérer son prochain comme son égal. L’accepter de la même façon que soi-même sans jugements ni critiques. En fait il faut être tolérant.

Par exemple si quelqu’un m’insulte je ne vais bien sûr pas réagir à cette insulte de manière automatique car je sais ‘lacher prise’ mais je vais me mettre à sa place pour comprendre sa réaction et lui indiquer que m’insulter ne sert pas ses intérêts. Moi aussi en lisant cela j’ai eu l’impression d’avoir à faire au monde des bisounours, nous verrons par la suite comment cela se traduit concrètement.

Est-ce que je dois me transformer en paillasson ?

Non bien sûr, avant de faire preuve de tolérance et de compassion envers quelqu’un d’autre il faut savoir en faire en preuve envers soi-même lorsque l’on commence à se mettre en colère. Après expérience je dirais que cette technique fonctionne si on peut ressentir la colère de l’autre personne sans lui accorder son attention, si on est capable d’apporter de la bienveillance à cette colère et de la transformer alors oui cette technique est valable, si on n’arrive déjà pas à ‘lâcher prise’ sur ses propres émotions il ne sert à rien de s’efforcer de se mettre à la place des autres. Je rappelle que nous ne sommes pas responsables des sentiments d’autrui. Si on prend l’exemple du sport, nous allons ressentir la difficulté qu’une personne a pour réaliser un exercice puis nous allons l’aider avec le recul et l’expérience que l’on a de cet exercice, en aucun cas on ne fait l’exercice à sa place.

Commencez par mettre tous les êtres humains sur le même pied (et plus particulièrement les personnes que l’on n’aime pas). Arrêtez de succomber à la tentation de juger et critiquer. Partez du principe que chaque être humain partage le même objectif d’être heureux dans sa vie. Trouvez les points communs qui permettent d’éclairer la différence de vos points de vue.

Lorsque vous aurez rempli ces conditions alors là vous pourrez faire preuve de compassion. Vous adresserez vos critiques et vos remarques non plus dans le seul but de juger mais dans le but d’aider les autres et par la même occasion de vous aider vous-même en ayant le courage de vous battre pour vos idées.

3 Finalement lâchez prise.

Cet exercice vous permet de vous détacher de vos émotions et de vos pensées lorsque ce n’est pas utile. Il y a un temps pour l’action et un temps pour mettre de coté les bagages inutiles qui nous encombrent et nous empêchent d’avancer. Vous aurez plus de détail dans cet article ….

Souhaitez-vous connaître une méthode d’application pratique de cette théorie ?

Alors d’après vous quels sont les ingrédients qui manquent à cette liste ?