Arrêtez de lutter contre les pensées négatives!

Mettons nous en situation.

Imaginons que vous ayez passé une dure journée de travail. Vous vous êtes disputé avec votre patron sur un sujet quelconque. Il ne vous a pas écouté et a sous entendu que vous étiez incompétent. Peu importe, je veux juste vous mettre en condition. Imaginez que vous soyez bien énervé. Vous montez dans votre voiture. Vous vous ressassez les événements et vous rejouez la pièce indéfiniment. Le soir vous rentrez chez pour en parler à vos amis, votre famille, votre conjoint. Vous continuez de ressasser.

Vous allez vous coucher, en colère vous n’arrivez pas à dormir et là; illumination ! Vous cherchez une « solution pour être en paix » sur des blogs ou en lisant certains ouvrages. Oui je suis passé par là et oui je suis tombé sur des articles, des podcasts ou des livres qui préconisent que dans la vie, pour être heureux, il faut lutter contre ses pensées négatives. Ça vous dit quelque chose ? Vous êtes d’accord avec ce genre de concept ?
Et bien pas moi et je vais vous expliquer pourquoi.

 

D’après vous quel est le problème ?

Si nous devons lutter contre les pensées négatives cela sous entend que le problème vient de la négativité de certaines pensées. Cela signifie que nous n’acceptons pas les négatives. Venez les positives vous pouvez passez. Par contre les négatives ne passent pas désolé. Attendez un peu! Qui se permet de juger que certaines pensées sont négatives ? N’est ce pas la encore une interprétation de notre mental ? Le fait même de condamner ou de refuser certaines pensées est une pure activité de notre mental. Essayer de comprendre le paradoxe. La négativité en elle-même est un concept, un jugement, une pensée. Le combat lui aussi est un concept, un jugement une pensée.

Visualisez le champ de bataille, je prend la pensée « combat » pour allez « détruire » la pensée « négative » . Ne voyez vous pas que c’est tiré par les cheveux ? Les sages orientaux comme Osho ont l’habitude de comparer ce paradoxe à un chien qui tente de se mordre la queue. Lutter contre les pensées négatives c’est comme essayer de brûler un feu pour essayer de l’éteindre. Bien évidemment ça ne fait que le raviver.

 

On s’est trompé de coupable !

Interpréter une pensée comme négative amène de la dualité (bien, pas bien). Ce que nous souhaitons éviter puisque ce que nous recherchons principalement est un état de paix. Un état de sérénité que l’on souhaite retrouver instantanément au moment ou l’on en a besoin. Nous ne cherchons pas à nous transformer en mollusque on est bien d’accord ? Ce que j’essaye de dire c’est que je ne cherche pas à l’inaction.

 

Comment sortir de la dualité?

La négativité est une absence de quelque chose. Au début j’utilisais certaines techniques pour esquiver le mental. Je me concentrais sur ma respiration, je parcourais mes sensations (vue, ouie, odorat, toucher). Lorsque je pratique certaines séances de méditations oui ces techniques sont utiles. Mais si on est colère alors on ne fait que refouler, esquiver, échapper.

 

Comment faire face aux pensées « négatives » ?

La négativité c’est l’absence de joie et de plaisir. Aimer sincèrement ses propres pensées pour ce qu’elles sont, fait la différence. Trouver l’action qui amènera la joie et le plaisir manquant fait la différence. Je parle de comprendre la nature de ses propres pensées pour les aimer pour ce qu’elles sont et rien d’autre. Elles ne vous appartiennent pas, elles ne font que passer. Elles arrivent, vous les comprenez, vous les reconnaissez pour ce qu’elles sont et vous les laissez partir. Bien sûr que si nous devons agir en conséquence alors nous agissons. La seule différence avec cette approche de la négativité est que nous ne refoulons plus nos pensées. Nous les acceptons et agissons l’esprit léger. Nous sommes détachées de nos pensées pour se plonger dans l’action nécessaire.

 

J’ai rédigé cet article parce que je me suis rendu compte qu’il y avait pas mal d’incompréhension sur ce sujet. Que vous soyez d’accord ou non n’hésitez pas à partager votre point de vue.

 

Le meilleur moyen d’agrandir sa zone de confort

Qu’est ce que c’est que la zone de confort ?

Assis à son bureau, face à son écran en train de lire cet article. C’est simple en général on connaît notre zone de confort parce qu’on se sent comme à la maison, au chaud nourris et protégé.

Qu’est ce que c’est que la zone limite ?

La zone limite est une zone à cheval entre le confort et la panique. Se lever de sa chaise pour demander un service à un collègue. Prendre la parole devant des inconnus, en fait chaque personne possède sa propre zone limite. On la reconnaît car on se sent mois à l’aise, un peu plus gêné on commence à avoir peur du jugement.

Qu’est ce que c’est que la zone de panique ?

En conférence devant 200 personnes par exemple. Si on commence à sentir que l’on perd ses moyens alors là c’est qu’on est en pleine zone de panique.

Sortir de sa zone de confort c’est prendre conscience de ce processus pour l’utiliser à son avantage. Je m’explique. Lorsque l’on prend ce que j’appelle des « mini-risques ». Petit à petit la satisfaction qu’ils nous procurent nous permet de faire transparaître une haute qualité d’être. Grâce à l’effet boule de neige cela vient alimenter le processus d’estime de soi et repousser de plus en plus loin notre zone de confort.

Pourquoi sortir de sa zone de confort ?

Dans ma démarche du bonheur j’ai expliqué que pour faire preuve de compassion il faut savoir s’aider soi même. Lorsque l’on prend l’habitude de sortir de sa zone de confort alors on peut faire preuve de plus de compassion envers les autres. Rappelez-vous que rechercher le bonheur ne veut pas dire rester enfoui, caché, bien au chaud. Ici je m’adresse aux personnes qui comme moi sont confrontées à certaines formes d’anxiété, de stress dans la vie sociale et professionnelle.

Les risques sont moins effrayants une fois qu’on les prend.

Prendre un risque c’est se jeter à l’eau. Se dire « Allez tant pis si ça ne procure pas l’effet désiré mais je me lance ». Passer le coup de téléphone qui nous effraie, discuter d’un sujet délicat avec une personne importante. Changer de situation de vie. Ou plus banalement, prendre la parole devant des inconnus pour détendre l’atmosphère. J’ai rencontré pas mal d’évènements que je croyais insurmontable jusqu’à ce que je me jette à l’eau. Au début on se trouve très vite submergé par une certaine anxiété. La première technique couramment répandu c’est d’agir dans les 3 secondes. Oui car une fois qu’on accorde toute notre attention à notre anxiété alors elle prend des proportions démesurées et nous paralyse totalement.

Vous pouvez survivre à beaucoup plus de chose que vous ne le croyez.

Si vous pensez que vous êtes en train de prendre un gros risque, essayez de définir la pire chose qui puisse vous arriver. La première fois qu’on y pense on y trouve toujours une voie sans issue dans laquelle on ne peut y survivre. Je sais que moi j’ai tendance à me dire « Non il n’est pas question qu’il m’arrive telle ou telle chose ou non je ne pourrais jamais vivre de cette manière ». C’est ça le piège de la peur bloquante. Si on n’y accorde un peu plus d’attention, un peu plus de réflexion. Si on ouvre son esprit à toutes les éventualités possibles et inimaginables alors on trouve toujours un moyen de survivre. La majorité des scénarios que notre imagination est capable de créer ne se produit jamais. On a peur de ce qu’on ne connaît pas mais si on identifie clairement ces scénarios catastrophes. Si on s’y prépare mentalement, alors cela dissipe toutes formes d’anxiété. On sait que si on touche le fond alors on le touche vraiment. Oui mais ce n’est plus un problème car on y est préparé. Au moins on sait que si on se plante, alors on se plante bien. Dès que la peur s’est dissipé on agit d’une meilleure façon. C’est ce qui nous évite de tomber dans les scénarios catastrophes.

Prêtez attention à vos sensations d’inconfort et d’anxiété.

Prenez en conscience comme un signal qui appelle à l’action. En général on peut ressentir comme des sueurs au niveau du front, une baisse de concentration. Ces sensations sont notre matière première pour travailler et choisir de ne pas se laisser submerger.

Comment fait-on pour ne pas se laisser submerger ?

Aimez votre anxiété, ne la combattez pas. Imaginez votre anxiété ou votre peur comme de l’obscurité c’est-à-dire une absence de lumière. Avez-vous déjà essayé de combattre l’obscurité ? Non car nous avons pris l’habitude naturelle d’allumer la lumière. Essayer de combattre sa peur est un piège dans lequel j’étais tombé avant de me rendre compte une fois épuisé que la meilleure chose que je pouvais faire était d’allumer la lumière. Concrètement cela signifie agir avec une sorte d’amour inconditionnel pour soi-même et pour les autres. Agir en s’acceptant tel que l’on est et en acceptant les autres tels qu’ils sont. Plus d’attentes insatisfaites, plus de malentendus ou de sous entendus. Uniquement une communication impitoyablement profonde avec les situations. Ne plus espérer ou s’attendre à quoi que ce soit.

Comment fait-on pour s’accepter soi même inconditionnellement ?

Moi j’utilise le sens de l’humour pour jouer avec les difficultés que j’ai à m’accepter. Je tourne à la dérision le trop plein de sérieux ou l’image que je m’efforce d’entretenir. J’arrive comme cela à lacher prise sur toutes mes attentes et à communiquer avec les situations telles qu’elles sont et non telles que j’aimerais qu’elles soient.

Comment fait-on pour accepter les autres sans conditions ?

Je commence par m’observer en train de penser que si telle personne n’agit pas de telle manière alors c’est pour telle raison. Compliqué non ? Je m’explique. Si je pense que mon ami ne m’appelle pas c’est parce qu’il ne m’aime pas. S’il ne fait pas ça alors il doit penser ça. Jouer à ce petit jeu c’est comme tenter de deviner la météo qu’il fera demain. Dès que j’ai compris que je suis en train de faire des suppositions alors je prends un peu de recul.

J’ai décidé de ne jamais remettre en cause les intentions d’une personne. Je sais que si une personne agit d’une certaine manière c’est parce qu’elle pense faire de son mieux pour elle et pour les autres à un moment donné. Partant de ce constat je m’évite les discours du type « mais tu es bête pourquoi tu fais ça ? ».

Ça vous rappelle des souvenirs ?

Comment faire pour supprimer la peur ?

Accepter là sans conditions et sans essayer de la supprimer. Le malaise vient de ne pas accepter ce qui se présente aussi bien dans la situation elle-même que dans notre perception de celle-ci. La peur ça ne se supprime pas, c’est une information que l’amygdale nous envoie pour nous avertir d’un danger. Un peu comme un chien de garde qui aboie lorsqu’un inconnu passe devant la maison. Comme notre cerveau ne peut pas sentir deux états opposés au même moment, l’idée c’est de générer de l’amour, de la gratitude, de l’humour et de la joie. Ce que vous voulez du moment que ça allume la lumière (voir plus haut).

Faîtes vous confiance, reconnaissez la peur pour ce qu’elle est, un signal et rien de plus. Faîtes ressortir votre visage originel, votre identité, aimez la personne que vous êtes. Dévoilez-vous et redevenez cet enfant innocent qui découvre la vie pour la première fois.

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

A partir de maintenant on agit avec notre cœur, avec nos tripes. J’ai lu une histoire sympa qui reflétait ce concept. C’est l’histoire de deux mendiants, un aveugle et un infirme. Ces deux mendiants se menaient chaque jour une guerre impitoyable car ils devaient se partager la même rue. Un jour la ville prend feu, se sentant menacés l’aveugle propose à l’infirme de le prendre sur ses épaules pour fuir. Cette histoire représente la collaboration entre le cœur qui voit, qui donne la bonne direction et l’intellect qui permet d’avancer de bouger.

Alors et vous, c’est quoi votre technique pour sortir de votre zone de confort ?

3 actions pour se sentir en paix immédiatement

J’ai découvert quelques techniques qui permettent de garder son calme et de prendre les meilleures décisions dans les situations délicates. Dans cet article je vous fais une synthèse de ce qui marche pour moi.

Voici un résumé des 3 conseils qui m’ont beaucoup aidé.

1 Prenez conscience de vos automatismes.

En un mot c’est notre « conditionnement » qui est la source de nos réactions face à certains stimuli, ce conditionnement provient de notre environnement, notre éducation, notre famille, notre milieu social etc.… Bon je pense que vous avez compris l’idée et puis de toute façon j’ai trouvé tellement d’auteurs qui parlent de ce problème que je ne souhaite même plus en entendre parler. Ce « conditionnement » est une chose toute naturelle qu’il nous faut accepter et non critiquer. Le piège dans lequel on serait tenté de tomber est de rejeter la faute de ses échecs sur son environnement au lieu de se prendre en main.

Maintenant vous pouvez apporter un regard neuf à vos réactions passées et vous dire que si vous avez réagit de telle ou telle manière face à certains problèmes c’est tous simplement parce que vous aviez été programmé pour ça.

Comment ça je suis programmé ?

Mais non voyons nous ne sommes pas des robots, nous ne sommes pas nos pensées et nous ne sommes pas non plus nos émotions. Nous avons la capacité de choisir les comportements que nous allons adopter face à certaines situations, ces nouveaux comportements auront été déterminé à l’avance par une réflexion sur les traces que nous souhaitons laissé.

Je vous donne l’exemple de mon cas personnel.

Quand je me suis mis à conduire ma première voiture je me suis mis très vite à critiquer les automobilistes qui conduisaient autour de moi. Après réflexion j’ai constaté que le fait de critiquer les autres ne m’apaisait pas, ne m’aidait pas à me concentrer sur ma conduite et que cela ne me mettait pas de bonne humeur une fois arrivé à destination pour voir des amis, de la famille ou des collègues de travail. Maintenant, chaque fois que je suis tenté de critiquer la conduite d’un automobiliste je me rappelle très bien pourquoi je décide de me calmer. C’est ce qui me permet de garder mon sang froid, d’être plus serein, détendu et en plus ça me fait sourire.

2 Observez vos pensées et vos émotions.

Il y a plusieurs métaphores pour expliquer ce concept. Vous pouvez imaginer vos pensées comme des nuages qui traversent votre esprit ou comme des vagues insignifiantes à la surface d’un océan. Il y a d’autres techniques de méditation qui permettent d’observer son dialogue intérieur. Par exemple on peut s’assoir porter son attention sur ses tensions musculaires, sur sa respiration et puis guetter l’apparition de nouvelles pensées. Une fois que l’on s’en aperçoit on revient doucement porter son attention à sa respiration. J’utilise également une autre technique dans la vie de tous les jours. Cette technique consiste à porter son attention sur toutes les couleurs que l’on voie, les sons que l’on entend et les choses que l’on touche. Le but étant de se concentrer sur ses sens.

Le but de tous ces exercices est de nous faire prendre conscience de l’identité de chacune de nos pensées pour bien les différencier du penseur (c’est-à-dire soi-même).

Observons nos pensées sans les juger. Prenons conscience que ce ne sont que des pensées ni plus ni moins. Si vous avez du mal à comprendre ou à mettre en pratique cet exercice prenez conscience de cette difficulté sans émettre de jugement ou de critique. Acceptez le fait que vous trouviez cela difficile. Si l’exercice fonctionne vous devriez ressentir plus de paix et de tranquillité. Si ce n’est pas le cas ne soyez pas dur avec vous-même. Ne vous prenez pas trop au sérieux, essayez même de vous moquez de vous (gentiment bien sûr) le but étant de faire preuve d’un peu plus de compassion.

Le plus important n’est pas de comprendre ces exercices mais bien d’en faire l’expérience régulièrement. Avec le temps on a tendance à prendre un peu plus de hauteur face à certains évènements auxquels on attache trop d’importance.

3 Souriez aux difficultés.

Apportez un peu plus de compassion, de chaleur humaine et de bienveillance à l’exercice précédent. Je me rappelle au début j’étais très concentré et sérieux lorsque je pratiquais ces exercices ou lorsque j’en parlais à mes amis. Je me suis très vite rendu compte à quel point ce n’était pas du tout attirant, pire encore car même pour moi cela devenait ennuyant.

La technique s’est de s’imaginer porter le même regard sur ses pensées qui vous desservent qu’un grand père qui regarde ses petits enfants jouer au parc. Vous n’avez pas besoin de vous agiter avec vos pensées vous pouvez tous simplement rester là au calme à les observer. Même si vous n’êtes pas vos pensées, elles font quand même parti de vous comme une main ou un pied. Vous aimez bien vos mains et vos pieds car vous pouvez vous en servir quand vous en avez besoin alors ayez une relation identique avec vos pensées.

Finalement, ne vous faîtes pas d’illusions, vous savez tout comme moi que d’ici deux semaines vous aurez oublié ces 3 techniques, rappelez vous seulement de sourire à cet oubli. Accepter cela avec humour, détachement et ne vous prenez pas trop au sérieux.

Et vous qu’est ce que vous faîtes pour garder votre calme dans les situations délicates ?